L’Autorité de la concurrence de la Nouvelle-Calédonie a autorisé, sous réserve d’engagements, l’ouverture d’un magasin sous l’enseigne « Agridis » d’une surface de vente de 410 m² à Koumac.
Exploitée par la SARL Agridis, déjà présente à Tomo et à Bourail, cette nouvelle implantation a vocation à proposer principalement des produits d’agrofourniture, des aliments pour animaux, du petit matériel agricole, ainsi que des articles de jardinage, de bricolage et d’animalerie.
L’Autorité a ainsi examiné les effets de l’opération sur, d’une part, les marchés aval de la distribution au détail de produits d’agrofourniture, d’aliments pour animaux et de petit matériel agricole, ainsi que le marché aval de la distribution au détail de produits de jardinage, de bricolage, d’aménagements extérieurs et d’animalerie, et, d’autre part, les marchés amont de l’approvisionnement. L’analyse a conduit à distinguer, pour les marchés aval, deux zones de chalandise pertinentes : une première comprenant les communes de Koumac et de Kaala-Gomen, et une seconde correspondant à la zone dite du « Grand Nord ».
S’agissant des marchés de la distribution au détail de produits d’agrofourniture, d’aliments pour animaux et de petit matériel agricole, l’Autorité a relevé que l’opération conduisait à la formation d’un duopole entre Agridis et l’enseigne « Agri Nord ». Dans ces conditions, l’Autorité a considéré que l’opération comportait un risque d’effets horizontaux, compte tenu du pouvoir de marché de la partie notifiante et du faible nombre d’opérateurs présents sur ces marchés.
En revanche, l’analyse a permis d’écarter tout risque d’atteinte à la concurrence sur le marché de la distribution au détail de produits de jardinage, de bricolage, d’aménagements extérieurs et d’animalerie, ainsi que sur les marchés amont de l’approvisionnement. Les effets verticaux ont également été écartés.
Afin de remédier aux préoccupations de concurrence identifiées, la société Agridis a proposé plusieurs engagements. Elle s’est notamment engagée, pendant cinq ans, à ne pas pratiquer dans son magasin de Koumac des prix de vente aux consommateurs supérieurs à ceux appliqués dans ses magasins de Tomo et de Bourail. Elle s’est également engagée à ne pas adopter de comportements visant à dissuader l’implantation de nouveaux concurrents sur les marchés concernés.
L’Autorité a considéré que ces engagements, qui sont clairs, précis et ne qui soulèvent pas de doute quant à leur mise en œuvre, permettent de neutraliser les préoccupations de concurrence identifiées de l’opération envisagée.